noix en gros plan

Rue de l'Huilerie

pressage de l'huile de noix à l'Huilerie Lépinelogo de l'huilerie LépineAvant que ne souffle sur l’agriculture le vent de la spécialisation, le Haut Poitou était une terre propice à la culture de la noix. Rares étaient alors les familles qui ne possédaient pas au moins deux ou trois noyers. Récoltées au début de l’automne, les noix étaient tout d’abord laissées à sécher dans leurs coques jusqu’en Décembre. On les cassait ensuite au cours de quelques joyeuses veillées qui réunissaient famille ou amis. Puis, entre janvier et mars, il fallait amener les cerneaux à l’une des innombrables huileries locales où l’on pouvait les vendre, les bouteille huile de noix Lépine 25 cléchanger contre de l’huile ou bien souvent, demander un travail à façon. 

Il est encore de nos jours quelques poitevins attachés au noyer et à son beau fruit sec et quatre huileries subsistent qui fabriquent toujours l’huile de noix du Poitou. Ainsi, rue de l'huilerie à Availles près de Châtellerault, la famille Lépine continue de péréniser, après 8 générations, cette activité ancestrale. La fabrication est restée fidèle à la tradition régionale : tout d'abord une meule de pierre roule en continu sur les cerneaux jusqu'à l'obtention d'une pâte épaisse ; commence ensuite dans un poëlon, la phase délicate de la cuisson à basse température ( 70 à 100 ° ) de cette pâte ; elle doit devenir brune sans être trop toastée ; puis arrive enfin le pressage tant attendu qui laisse s'écouler le beau liquide ambré et aromatique.

Aujourd'hui, il est difficile de réunir famille, voisins ou amis pour casser ses noix et réaliser seul ce travail est long et fastidieux. C'est pourquoi l'Huilerie Lépine propose de le faire à façon depuis qu'elle s'est équipée de machines pour casser les coques puis extraire les cerneaux et enfin trier le mélange obtenu.