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Entre les deux Sèvres

 

Angélique du Marais Poitevin et Reinette Clochard de Gâtine, Hypocras de Saint Maixent et Duhomard de Thouars : quatre spécialités pour autant de pays variés.

 

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Flanez au bord des conches de la Venise Verte...

 

culture d'angélique dans le Marais Poitevin...avec l’Angélique de Niort et du Marais Poitevin. Elle fut introduite dans le Marais au XVIIIème siècle par des religieuses de Niort qui connaissaient sans doute ses nombreuses vertus médicinales : l’Angélique est tonique, digestive, antispasmodique, rééquilibrant nerveux. Elles connaissaient peut-être aussi ses vertus gastronomiques : pour la conserver il faut fabriquer liqueur et tiges confites qui sont autant de gourmandises. Sans compter qu'on peut aussi confectionner avec l'angélique de délicieuses confitures, gelées et pâtes de fruits !

Cette grande plante ( jusqu’à 3 m de haut ) de la famille des ombellifères qui aime pousser la tête au soleil et les pieds dans l’eau devint donc peu à peu la spécialité de la Venise Verte, la partie humide du Marais Poitevin située après Niort de part et d’autre de la Sèvre et de ses affluents. Cette partie inondable est l'indispensable zone tampon en amont du marais asséché. Fossés, conches, rigoles, canaux, écluses y forment un fantastique réseau hydraulique qui draine et régule le niveau d’eau. Ici, c’est tout naturellement que le transport ( aujourd’hui la promenade des touristes ) se fait en barque à fond plat. Poussée à la pigouille ( une longue perche ), elle glisse dans le silence naturel et la couleur chlorophylle de ce monde fait d’eau domestiquée et d’exubérance végétale et bocagère. Paradis pour la faune aquatique sauvage, la Venise Verte est aussi une zone herbagère et de culture. Et si laverre de liqueur d'angéliquebarques dans le Marais Poitevin production du haricot ( appelée mogette comme en Vendée ) a succombé à l’intensification agricole, il est quelques vrais amoureux du Marais qui ont su préserver l'Angélique, l'autre spécialité, à la fois médicinale et gourmande.

pot 250 g de confiture d'angéliquesachet 150 g d'aiguillettes d'angéliquesachet 100 g de chocolats à l'Angéliquebouteille 20 cl de liqueur d'angélique à l'anciennebouteille 75 cl d'apéritif Fée Angéliquesachet 150 g de haricots en nougatine




 

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Parcourez la Gâtine bocagère et boisée...

 

pommes reinette Clochard bien mûres...avec le miel et la pomme de Gâtine. Entre Sèvre Nantaise au nord et Sèvre Niortaise au sud, la Gâtine ( les terres gâtées ) était jadis une étendue humide aux sols ingrats, couverts de bois et de landes. Défrichée peu à peu par les paysans tout au long du Moyen-âge, puis restructurée par la noblesse en grandes fermes bocagères ( les métairies ), la Gâtine restera malgré tout une région de grande pauvreté où les activités étaient avant tout de subsistance. L'apiculture familiale qui ne demandait pas de moyens ( les ruches étaient tressées avec des herbes sauvages et et les abeilles se nourrissaient librement ) devint un savoir faire naturel.

Il faudra presque attendre le 20ème siècle pour que le progrès technique et social fasse enfin reculer la misère, une époque qui voit aussi pour la pomme Clochard, cultivée en haute tige dans les haies clôturant les prairies, le début d’un vrai succès commercial. Jusqu'à l'arrivée des frigos, cette reinette au goût inimitable sera très prisée pour sa maturité tardive et son excellente conservation. On l’a appelée la Clochard car après la cueillette, on avait l’habitude de la « coucher dehors » en la disposant en tas dans un lit épais de paille pour qu’elle atteigne naturellement sa pleine maturité.

pot 500 g miel de Gâtine récolté au printempspot 500 g miel de Gâtine toutes fleurs récolté en été






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Prenez la route du chabichou et des fromages de chèvre... 


panneau route du Chabichou et des fromages de chèvre


Elle vous emmêne à la rencontre des éleveurs, des producteurs fermiers, des fromageries et des laiteries. Mais vous découvrirez
aussi :


- Saint-Maixent qui vous accueille avec son hypocras , un vin aromatisé et épicé dont raffolait Rabelais et l’un de ses truculents plateau de fromages de chèvre du Poitoupersonnages, le Frère Tappecoue sacristain de l’abbaye des Cordeliers. Fidèle à sa recette médiévale il s’apprécie aujourd’hui à l’apéritif. 

- Celles-sur-Belle qui vous propose son tourteau fromager, un gâteau moelleux à base de fromage frais de chèvre. Sous sa croûte caractéristique brûlée et noire, en forme de dôme, se cache un soufflé qui surprend par son goût sucré, sa fraîcheur et son velouté.

- St Sauvant qui est fière de son Poirion, une petite poire sauvage à déguster cuite ( salade, compote ) ou en jus de fruit.

- et une légende... Elle raconte que ce sont les envahisseurs arabes du 8ème siècle qui ont introduit la chèvre en Poitou. Stoppé brutalement par Charles Martel à Poitiers en 732, ils abandonnèrent sur place quelques troupes fatiguées et surtout une partie de leur intendance qui comprenait serviteurs et troupeaux. Les hommes s'installèrent sur place se mêlant à la population locale et les chèvres apprécièrent si bien l’herbe et les broussailles qui poussaient sur les terrains calcaires du Haut Poitou que la région devint la première productrice caprine de France. Mais si le lait de chèvre est produit esentiellement pour ses qualités fromagères, il est aussi apprécié en cosmétique pour ses vertus hydratantes et adoucissantes que vous découvrirez dans le savon fabriqué artisanalement par Savons et Senteurs à Lhoumois. 

savon de voyage au lait de chèvrebouteille Hypocras du Frère Tappecoue



 

 

 

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Osez Thouars et le pays de l’apéritif qui pince...

 

affiche ancienne Duhomard...avec le Duhomard, un apéritif né d’un banquet de joyeux farceurs et perpétué par amour de la plaisanterie.

En 1922 à Massais, petite localité du Nord Poitou au bord de la rivière Argenton, avait lieu la seconde édition du banquet annuel des voyageurs de commerce. Comme il était de coutume à l’époque, surtout en pays vigneron, le rassemblement était bien arrosé et l’ambiance très débridée. A la partie de pêche organisée pour terminer l’après-midi la bonne humeur ne faiblit point et l’un des participants, Emile Diacre, eut la surprise de sortir un homard de l’Argenton. La blague devint légendaire et Emile Diacre, négociant en vin et spiritueux, ne put s’empêcher d’appeler Duhomard l’apéritif au quinquina qu’il lança en 1926.

Le Duhomard a toujours gardé secrète sa recette. On sait seulement qu’il est composé de vin de liqueur et de plantes aromatiques ( écorces d'oranges douces et amères, racines de gentiane, écorces de quinquina ). Servir très frais.







 

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